Les statistiques permettent de mesurer la fréquence de réalisation d’un événement passé qui se reproduit de nombreuses fois. Les probabilités permettent de calculer à priori la fréquence de réalisation d’un événement futur, à venir, qui ne s’est pas encore déroulé. L’exemple le plus souvent cité pour comprendre la différence entre les deux concepts est celui de la pièce de monnaie jetée en l’air. Si celle-ci n’est pas truquée tout le monde sait qu’il y a une chance sur deux pour que chacun des côtés apparaisse. Il s’agit d’une probabilité dont la valeur est égale à 0,5 ou 50%. Si cette probabilité n’est pas connue il faut jeter la pièce en l’air et noter le résultat obtenu à chaque fois. Ce n’est qu’après avoir jeté au moins mille fois la pièce en l’air que l’on se rendra compte que chaque côté sera apparu cinq cents fois à plus ou moins cinq fois près et donc que la moyenne d’apparition de chaque côté est égale à environ 0,5 ou 50%, valeur de la probabilité calculée à priori. La puissance des probabilités réside donc dans le fait d’éviter d’avoir à jeter mille fois une pièce en l’air.

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